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La
santé des Canadiens – Le rôle du gouvernement fédéral
Rapport
final sur l’état du système
de soins de santé au Canada
Volume six
: Recommandations en vue
d’une réforme
Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, de la science et de la
technologie
Le
25 octobre 2002
Introduction
Le
Rapport Kirby est affiché à
www.parl.gc.ca. Le rapport,
qui comporte plus de 300 pages, est complet. Ce bref aperçu vise à
vous informer concernant les principales recommandations et résumer le
chapitre neuf intitulé «Étendre la couverture pour inclure les soins
palliatifs à domicile» aux pages
175-180.
Résumé
des recommandations
Ce
rapport, le sixième et dernier publié par ce comité sénatorial, est
souvent appelé Rapport Kirby. Il contient des recommandations en vue
d’une réforme et du renouvellement du système de soins de santé
canadien découlant des principes énoncés au cinquième rapport.
Les
recommandations contenues dans ce rapport sont regroupées en six
catégories.
-
Recommandations
sur la restructuration du système actuel concernant les hôpitaux
et les médecins, pour rendre plus efficiente et efficace la
prestation de soins aux patients de haute qualité, en temps
opportun;
-
Recommandations
sur l’introduction d’une garantie de soins de santé, pour que
les patients reçoivent un traitement pendant une période maximum
spécifiée, pour les interventions hospitalières ou diagnostiques
majeures : si le temps d’attente est dépassé, selon la garantie
de soins de santé, l’assureur ou le gouvernement devra couvrir le
coût de la prestation du service nécessaire au patient dans une
autre juridiction ou un autre pays;
-
Recommandations
visant à élargir l’assurance-santé publique pour inclure la
couverture des frais exorbitants de médicaments de prescription,
les coûts de soins à domicile suivant immédiatement le congé de
l’hôpital et le coût des soins palliatifs pour les patients qui
choisissent de passer à la maison leurs dernières semaines de vie;
-
Recommandations
venant renforcer la contribution et le rôle du gouvernement fédéral
dans le développement de la technologie des soins de santé, l’évaluation
du rendement et du résultat des systèmes de soins de santé, la
main d’oeuvre disponible dans le domaine de la santé, la
recherche sur la santé, la promotion du bien-être et la prévention
de la maladie, ainsi que les 16 Centres universitaires de sciences
de la santé du pays;
-
Recommandations
sur la manière dont des revenus fédéraux supplémentaires
devraient être collectés et sur la manière dont ces nouveaux
revenus devraient être administrés de manière transparente et responsable,
afin de mettre en vigueur les recommandations
présentées dans ce rapport;
-
Observations
sur les conséquences qui se présenteraient si les revenus fédéraux
supplémentaires recommandés par le comité n’étaient pas
investis dans le système de soins de santé.
Dans
ce rapport, on suggère que certaines de ces recommandations nécessiteront
la participation des gouvernements provinciaux et territoriaux et on désire
favoriser un esprit de coopération et de collaboration entre les divers paliers
gouvernementaux.
Résumé
du chapitre neuf intitulé «Étendre la couverture pour inclure les
soins palliatifs à domicile» (pages 175-180)
Au
cours des différentes phases des audiences, ont a porté à
l’attention du Comité l’importance des questions de fin de vie.
Le
rapport déclare que les soins palliatifs ont pour but d’améliorer le
plus possible la qualité de vie des malades en phase terminale en leur
assurant confort et dignité et en soulageant leur douleur et autres
symptômes. Les soins palliatifs sont conçus pour répondre non
seulement aux besoins physiques du malade, mais aussi à ses besoins
psychologiques, sociaux, culturels, émotionnels et spirituels et à
ceux de sa famille.
9.1
La nécessité d’un
programme national de soins palliatifs
Selon
le Comité, il est clair qu’on doit assurer des soins palliatifs adéquats
et universels et que ceux-ci doivent être dispensés de façon à
respecter les volontés du mourant et des êtres qui lui sont chers.
Bien
que le Comité sache bien que le gouvernement est limité sur le plan de
ce qu’il peut accomplir directement dans ce domaine, il est convaincu
du besoin essentiel que le gouvernement fédéral contribue dans une
large mesure à procurer aux Canadiens des soins palliatifs à domicile.
Recommandation
Que
le gouvernement fédéral s’engage à verser 250 millions de dollars
par année au titre d’un programme national de
soins palliatifs à domicile, élaboré de concert avec les provinces et
les territoires et financé à 50 % par chacune des deux parties.
9.2 Aide financière aux
fournisseurs de soins palliatifs à domicile
En
plus d’aider à établir un programme national de financement des
soins de fin de vie pour les Canadiens qui choisissent de mourir à la
maison, le gouvernement fédéral devrait prendre d’autres mesures
pour alléger le fardeau qui incombe actuellement à des milliers
d’aidants naturels.
Bien
des travailleurs canadiens sont confrontés à des choix difficiles
lorsqu’ils doivent subvenir aux besoins de leur famille tout en
s’occupant d’un parent atteint d’une maladie en
phase terminale. Limiter la perte de revenus durant cette période très
difficile serait un premier pas très important pour améliorer la
situation des soignants naturels.
Recommandation
Le
gouvernement fédéral étudie la possibilité de permettre que des
prestations d’assurance-emploi soient versées pendant une période de
six semaines aux salariés canadiens qui choisissent de s’absenter du
travail pour prodiguer des soins palliatifs à domicile à un parent
mourant.
9.3 Crédit d’impôt
pour fournisseurs de soins
Dans
le budget de 1998, on reconnaissait que les familles s’occupant d’un
être cher avaient besoin d’une aide gouvernementale et l’on prévoyait
un crédit d’impôt pour les personnes qui vivent avec leur mère ou
leur père âgé, un grand-parent ou un parent handicapé à charge et
qui lui dispensent des soins à domicile. Ce crédit réduit l’impôt
fédéral-provincial combiné d’un montant pouvant atteindre 600 $.
Recommandation
Que
le gouvernement fédéral étudie la possibilité d’étendre
l’application des mesures fiscales déjà existantes aux personnes qui
s’occupent d’un proche mourant ou à celles qui paient pour obtenir
ces services au nom d’un mourant.
9.4
Protection des emplois
Ce
sont les provinces qui assument la responsabilité première en matière
de législation du travail. Cependant certains secteurs relèvent de la
compétence du gouvernement fédéral, soit les fonctionnaires
fédéraux,
le personnel militaire et les employés des pénitenciers fédéraux.
Recommandations
Que le gouvernement fédéral modifie le Code canadien du travail de façon
à permettre aux employés de s’absenter dans les situations de crise
familiale, par exemple pour s’occuper d’un proche mourant, et
qu’il collabore avec les provinces afin de favoriser de telles
modifications aux codes provinciaux de travail.
Que
le gouvernement fédéral prenne l’initiative en tant qu’employeur
en modifiant la législation du Conseil du Trésor afin de protéger les
emplois de ses propres employés qui s’occupent d’un proche mourant.
Conclusion
du Rapport
Le
gouvernement fédéral peut agir comme chef de file et appuyer les
Canadiens en fin de vie et leur famille, notamment en veillant à offrir
à ceux qui le désirent les services dont ils ont besoin pour mourir à
la maison avec dignité.
Dans
l’ensemble, il s’agit d’un bon résumé des questions qui sont
pertinentes au gouvernement fédéral. Veuillez vous référer au
Rapport Kirby complet pour obtenir de plus amples détails.
Preparé
par Sharon Baxter
Directrice générale de l’Association canadienne de soins palliatifs
Le 27 octobre 2002
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